|
Bernard BIRSINGER 
Élève de Richard Avedon, Irving Penn, Lee Friedlander et Lewis Baltz, Bernard Birsinger a été notamment sélectionné pour la « Mission Photographique de la Datar » en 1985, c’est-à-dire la plus grande mission photographique sur le paysage français depuis l’invention de la photographie par Nicéphore Niépce. Boursier de la Fondation Nationale de la Photographie, Lyon Mission Photographique de la Datar, Paris Expositions : Photokina à Cologne 1972, 1974. 1976 Artbasel, Bâle, 1979 Musée de l'Élysée, Lausanne 1989 Musée Nicéphore Niépce, Chalon-sur-Saône, 1991 Musée Ruhrlandmuseum à Essen (1994) Projet August Sander, 60 ans après, die Saar : Inslilut Culturel d'Essen, Saarbriicken et Mainz (1993) Projet August Sander, 60 ans après, die Mosel : Cité du livre, Aix-en-Provenee (1993) Projet l'Industrie en Ruhr et Lorraine : Galerie Robert Doisneau (1994) avec la participation d'Andréas Gursky, Biennale Internationale de l'Image de Nancy (1997), avec la participation de Robert Adams, de Bernd et lilla Bêcher et de Thomas Struth Exposition Le Rhin avec la participation d'Henri Cartier-Bresson (juin 2004). Livres : Datar, éditions Hazan (Paris) Paysages en phototypie (direction artistique Pierre de Fenoyl) 101 communes de l'Art, Monuments, éditions de l'Est, 1989 Vis à Vis (1994) L'Oeil Complice. 25 préfaces sur la photo 1983-1993 de Patrick Roegiers (Le Monde), éditions Marval (1994) Collections : Frac Midi-Pyrénées, Toulouse, Bibliothèque Nationale, Paris (consultation manuelle uniquement) Bernard Birsinger s’intéresse au paysage qu’il ne faut pas confondre avec la carte postale flatteuse voire menteuse. « Je m’intéresse aux paysages altérés, en friche, en mutation ou agressés. Je ne veux pas seulement représenter les choses, il y a une mission artistique derrière tout ça. Ce n’est pas le beau que je cherche, mais des images qui ont du sens » affirme-t-il. Et le sens, ce photographe en donne quand il fixe vite avant sa disparition, l’immeuble « Menweg » avant sa démolition par exemple ou quand il tient à photographier le paysage qui deviendra bientôt le nouveau pôle de la Gare-Ouest de Saint-Louis ou encore les lieux de vie, de travail. Travaillant uniquement à la chambre photographique et avec des pellicules argentique noir et blanc, Bernard Birsinger dit qu’avant de poser ce lourd engin « on pèse le pour et le contre avant tout ». Exercer son regard, voir sous un voile noir et su son dépoli le paysage à l’envers comme les photographes du XIXe siècle… C’est ce qui s’appelle prendre du recul non ?
|